CHERCHER À COMPRENDRE, C’EST HONORER LA MÉMOIRE

Rappel du contexte : en mai 2019 plusieurs personnes sont prises en otage au Bénin. Elles sont libérées au cours d’une opération menée par le commando Hubert, de la Marine Nationale. Deux des militaires qui participent à l’opération, les maîtres Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello sont tués.
Après l’émotion suscitée par la libération des otages et le décès des deux hommes, des interrogations demeurent sur l’un des quatre otages libérés : une ressortissante américaine dont l’identité est maintenue secrète.

J’ai lu ce matin cet éditorial de Serge Raffy pour l’Obs :

Cela n’a qu’un rapport lointain avec la mémoire de la résistance, je le concède.

Augustin Hubert, mort au combat à Ouistreham le 6 juin 1944.
Il donne son nom au Commando Hubert.
Augustin Hubert, mort au combat à Ouistreham le 6 juin 1944. Il laisse son nom au commando qui a mené la libération d’otages au Burkina Faso.

Je pourrais le tirer par les cheveux. Évoquer la mémoire des commandos marine, héritiers revendiqués du commando Kieffer, débarqué le 6 juin 1944 sur Sword Beach. Le commando Hubert tient son nom du Lieutenant de Vaisseau Augustin Hubert, tué dans l’assaut du casino de Ouistreham quelques heures après avoir débarqué à Sword Beach.
Mais je préfère assumer que ceci est un pas de côté.

Car ce qui m’intéresse ici, au-delà des réflexions géopolitiques qui intéressent aussi des thématiques que je travaille avec mon pacha Hervé Deiss sur Ports et Corridors (abonnez vous à sa newsletter) (n’oubliez pas de vous abonner aussi à Un passé très présent), c’est la réflexion profonde de ce papier : chercher à comprendre, c’est honorer la mémoire.

Tout ce que j’ai travaillé ces derniers mois m’oriente vers la mémoire comme un phénomène vivant, évolutif et, d’une certaine manière, adaptable. Cela exige de fouiller sans cesse et refaire régulièrement l’état des connaissances.
Avec humilité toujours, tant il est présomptueux d’annoncer « la vérité sur », mais sans déférence non plus.
C’est ainsi qu’on lutte contre révisionnisme et complotisme, qui ne sont au mieux qu’une tentation revancharde, au pire l’exploitation du ressentiment pour le pouvoir, la manipulation ou le seul intérêt financier.

Je pense d’ailleurs qu’un jour prochain je consacrerai un travail sur ces trafiquants de scandale. Mais c’est une autre histoire.

À lire aussi sur le même thème : les articles Bas les masques et Le poids des mots, le choc des gros sabots.

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