Septembre en attendant la suite.

Aujourd’hui premier septembre. Les écoliers font le deuil de leurs vacances et vont se replonger, entre autre, dans le programme d’Histoire. Pour les collégiens de 3e et leurs aînés bacheliers, la montée du fascisme, du nazisme et du stalinisme et la IIe guerre mondiale, ainsi que Primo Levi, pour les plus grands.

Aujourd’hui 1er septembre, il y a 80 ans, le régime nazi prend prétexte d’une fausse attaque polonaise contre une antenne radio pour attaquer la Pologne. Sa revendication territoriale porte sur un port qui jadis fut membre de la ligue hanséatique. Quand les commerçants de ces cités interfaces s’associaient pour concurrencer les pouvoirs féodaux. Une histoire qui a laissé sa trace à Gdansk : berceau de Solidarnosk et de la contestation du régime communiste de Jaruzelski, Gdansk cultive encore aujourd’hui son indépendance vis-à-vis du gouvernement de Varsovie.

J’aurais pu développer sur l’enseignement de l’Histoire au sein du tronc commun éducatif des enfants un peu partout où ils ont accès à l’éducation. J’aurais pu développer sur ces premiers jours de septembre 1939. Comme je dois encore développer sur les premiers jours de septembre 1944.

Mais comme tous les écoliers, je suis trop occupé à faire mon cartable et à tailler les crayons. J’ai une interview demain avec l’adjoint aux anciens combattants de la ville de Limoges. Pour évoquer son rôle en tant qu’élu en charge d’une telle fonction, mais aussi, de son point de vue, de la place de la mémoire de la résistance dans l’espace public.

Bonne rentrée à toutes et tous.