Les ombres au crépuscule 1/2

Le 12 septembre 1969, il y a 50 ans, l’Armée des Ombres de Melville, est sorti en salle. C’est l’adaptation du roman éponyme de Joseph Kessel de 1943.

Ce soir, c’est dans la cour de la prison de Montluc que je revois ce film.

Pour soutenir le projet Un passé très présent, c’est toujours ICI.
Et il y a d’autres façons que j’ai détaillées ICI.

Publié par

Martial Roche

Petit, je voulais être photographe. On m'a dit de faire des études, je suis devenu JRI.

2 réflexions au sujet de “Les ombres au crépuscule 1/2”

  1. A titre perso j’ai gardé un souvenir terrible des premières scènes de ce film, lorsqu’il faut tuer un jeune traitre au réseau. Cette scène introductive nous fait sentir le sacrifice moral qu’est le passage à la lutte armée. L’échec politique même qu’est ce passage. Cette scène est pour moi a mettre en parallèle d’une autre scène de « l’affiche rouge » dans laquelle le responsable PC de ce groupe de FTP demande au couple de se séparer ou en tout cas de ne pas participer à la même cellule car ils mettent en danger le groupe. La réponse du couple est la suivante : » nous restons ensemble car si nous sommes des partisans nous sommes des partisans de la vie ». Bref, voila comment montrer que le passage à la lutte armée est une décision complexe et contre nature pour un militant de gauche, loin de tout romantisme.

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    1. Cette scène est forte à bien des égards. Je la trouve fidèle, en plus, à ce qu’elle est dans le roman de Joseph Kessel. Un mélange de haut questionnement moral et de prosaïsme. Devoir tuer un homme, à fortiori sans défense, à fortiori quand c’est l’un des siens. Et en même temps, se demander comment faire. Chaque homme ou femme qui a du passer à la lutte armée a été confronté à cet interdit moral : « tu ne tueras point » pour les pratiquants juifs et chrétiens ; sous l’uniforme ennemi, un camarade de classe pour les marxistes ; vouloir la paix et faire la guerre pour les pacifistes… Heureusement, pour la grande majorité du genre humain, ôter la vie à un semblable n’est pas naturel.
      Avoir franchi ce tabou, c’est entrer dans une minorité ou une marge.
      Un conseil lecture à ce titre : Capitaine Conan (et le film de Tavernier avec Philippe Torreton et Samuel Le Bihan). Avec une réflexion sur les « nettoyeurs de tranchée » dont les états majors veulent bien tant qu’il y a des batailles à remporter mais qui font horreur quand la vie civile reprend ses droits.

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