L’ÉTRANGE DÉFAIT

Le 16 juin 1944, il y a 76 ans, Marc Bloch est sommairement abattu dans l’Ain par ses geôliers.

La cellule de Marc Bloch à Montluc.

Parmi ceux de la Résistance, il fait parti de ceux qui avaient acquis, avant guerre, une notoriété. Ce qui ne l’empêchera pas, lui le professeur d’université, d’entrer dans son réseau, modestement parrainé par un de ses étudiants.

Sa notoriété, c’est celle de son apport à sa discipline, l’Histoire. À ce titre, il était encore cité récemment lors de mon entretien avec Marie-Claire Lavabre, sociologue de la mémoire.

S’il me semble intéressant de distinguer Marc Bloch parmi celles et ceux qui ont résisté, c’est aussi qu’il est l’un des premiers à poser une analyse sur la déroute de mai-juin 1940. Un ouvrage passionnant à plus d’un titre : comme exercice, si particulier pour un historien, d’Histoire immédiate ; pour sa valeur de témoignage, bien entendu ; mais également pour ce qu’il est, aussi : l’essai par un intellectuel de remettre du rationnel dans le choc de la défaite, ce qui est sans doute aussi une manière de reprendre pied.

À ce sujet, je vous renvoie à l’émission de France Culture Avoir raison avec Marc Bloch, enregistrée en 2017.

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Et il y a d’autres façons que j’ai détaillées ICI.
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